Franco, Interviews — August 27, 2012 at 00:49

Gojira

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[ENGLISH TRANSLATION HERE]

Gojira est un groupe de métal anglophone originaire de la France. Connus sous le nom Godzilla au débuts en 1996 et jusqu’en 2001 lorsqu’un problème légal les a forcé de changer le nom pour l’écriture romaji (l’application de l’alphabet latin pour écrire le Japonais) de Godzilla. Depuis, ils ont sorti 5 albums en studio, leur plus récent, “L’Enfant Sauvage” datant de cette année.

Lorsque le groupe est venu à Montréal pour le Heavy MTL, j’ai eu la chance de discuter avec Jean-Michel afin d’en découvrir plus sur ce groupe, leur son et leurs inspirations.

CONFRONT: Vous avez joué à Toronto hier?

JEAN-MICHEL: Oui c’était genial. On adore jouer au Canada, que ce soit anglophone ou francophone! Mais ouais, à Toronto hier, les gens étaient fous, il avait plu alors il y avait beaucoup de boue. On a joué un morceau sous la pluie mais la pluie venait sur la scène; c’était l’apocalypse mais c’était génial! C’était rock and roll!

CONFRONT: Tant mieux! Est-ce que je peux avoir un petit cours d’histoire sur ce qui se passe avec le groupe ces quelques années?

JEAN-MICHEL: Je vais remonter à 4 ans parce qu’on a sorti l’album « The Way of All Flesh ». On a été invité à tourner avec In Flames en Europe et ils nous ont invités à une tournée nord-américaine après. Pour nous, c’était un album qui a changé des autres et qui nous a amené vers quelque chose d’autre. Le fait d’être amené par des groupes comme In Flames, qui est déjà très implanté en Nord-Amérique et qui avait beaucoup de succès, ça nous a permis de rencontrer de nouveaux fans, des gens qui ont adhéré à notre musique. À partir de là, il y eu toute une évolution qui s’est passé et ensuite, il y a eu bien sûr, cette histoire avec Metallica en 2009 où on a tourné avec eux sur le Nord-Amérique. De jouer avec Metallica, automatiquement, on joue tous les soirs devant 25 000 personnes jusqu’à devant 80 000 personnes dans des stades extérieurs. Les gens viennent voir Metallica et on ouvre mais ils sont obligés de nous avoir alors il faut les convaincre et il faut leur montrer ce que c’est Gojira. Et ça a marché et voilà! Depuis 4 ans, il y a une évolution assez monstrueuse autour du groupe. Nous on reste les mêmes et on est connecté à notre musique. C’est ça le plus important : faire de la bonne musique, être honnête et voilà, ça fonctionne! C’est génial.

CONFRONT: En fait, vous avez travaillé avec beaucoup de groupes et beaucoup de gens qui ont une influence dans l’industrie au travers des années, qui est-ce qui t’as le plus influencé dans tous ces gens-là?

JEAN-MICHEL: Si je remonte au début, les gens qui m’ont vraiment donné le goût de faire cette musique métal, c’était Metallica, comme beaucoup de gens. Je viens de cette génération donc Metallica nous a donné à tous les 4 très envie de faire cette musique, ça nous a passionné par leur univers. Ensuite, on a eu beaucoup de groupes au long de notre carrière qui nous ont influencé. Il y a eu Metallica, il y avait aussi Sepultura, Pantera, tous ces groupes qui ont marqué les années 90. Ensuite, il y a eu l’évolution avec Deftones et Korn. On a aimé le côté émotionnel qu’il y avait dedans. Alors notre groupe revient un peu de tout ça. On aimait bien le death metal aussi, Morbid Angel qui était très ambiant et Cannibal Corpse qui était beaucoup plus “riff” et brutal. Donc voilà, notre musique est un peu un mélange de tout ça.

CONFRONT: Et avec toutes ces influences, où situez-vous dans la musique d’aujourd’hui?

JEAN-MICHEL: Alors je ne sais pas où on va parce que maintenant, on écoute tellement différents styles de musique qu’on se nourri de tout ça. On sait jouer que du rock mais on essaye de s’influencer de tout ce qu’on écoute, que ce soit de l’électro, de la pop, du rap, de la musique classique. On prend un peu tout ça et puis on laisse aller, on laisse partir nos idées dans la salle de répétition et on joue. On peut jouer 20 minutes la même idée, jusqu’à ce qu’il y ait quelque chose de splendide qui sorte. Les morceaux naissent de là donc on ne sait pas trop à l’avenir vers où on ira. On se laisse aller et c’est suivant ce qu’on écoute et nos vies aussi bien sûr. On parle de nous et quand je dis nous, c’est pas juste nous 4, c’est nous les humains sur cette terre.

CONFRONT: Vos thèmes de paroles sont aussi très centrés sur la nature et tout ça, est-ce que ça reste encore très important pour vous d’incorporer ça?

JEAN-MICHEL: Ouais. C’est vrai qu’au début on était très centré sur la nature et on garde ça très en tête parce que ça nous tient à cœur vraiment. On vient d’une région de France dans le sud-ouest de la France. C’est pas Paris, c’est pas les grandes villes donc on a été habitué dès qu’on est né à être très près de l’océan, des montagnes et des forêts.

CONFRONT: Tout ça en même temps? Wow!

JEAN-MICHEL: Tout ça en même temps! On a beaucoup de chance. On a une belle région de France et on est habitué à respecter ça et on a vécu avec cette connexion. Je pense qu’on ne changera pas et petit à petit aussi, on a appris à rencontrer des gens. Quand tu tournes, tu rencontres beaucoup de gens donc on respecte les gens. Donc on parle d’écologie mais d’écologie humaine aussi.

CONFRONT: C’est quand même un thème qui est beaucoup moins présent dans votre domaine.

JEAN-MICHEL: Dans le domaine du métal, ouais c’est vrai. Souvent, on nous a classés en France comme des hippies du métal. On nous a appellé aussi « heavy mental » parce qu’on réfléchit. Mais pourquoi pas? Pourquoi toujours parler de fin du monde, de sang, de “je t’aime pas”. C’est bien, ça fait partie du metal. J’en écoute des groupes où il y a de la haine mais je pense que c’est une haine qu’on ne peut pas sortir dans la société et qu’on a besoin de sortir de nous. Les groupes de métal, s’ils ont besoin de dire tout cela, ils ont droit de le faire mais ce qui est bien c’est qu’à côté de ça, on est des gens assez calmes et réservés. Certes, il y a des looks et tout ça, les gens en ont peur, il y a des clichés mais en fait, je pense que dans le milieu du métal, les gens sont des hippies en fait. On est un peu des hippies modernes. On ose dire les choses que les gens ne veulent pas dire.

CONFRONT: C’est vrai!

JEAN-MICHEL: Au début du groupe, on a parlé de choses comme ça et petit à petit, on est arrivé à se dire pourquoi on ne parle pas de la vie et des belles choses?

CONFRONT: Ouais! Le métal, ça qualifie le son plus que les paroles mais on dirait qu’avec le son, les gens se sentent obligés de rester dans ce thème-là.

JEAN-MICHEL: Tout à fait.

CONFRONT: Et avec votre plus récent album, « L’enfant Sauvage », pourquoi le titre en français?

JEAN-MICHEL: C’est venu spontanément. Il y a pas eu un choix de faire ça en tant que français dans la scène métal. Il y a le titre qui a été créé; c’était un des premiers morceaux écrits, « L’enfant Sauvage ». Joe aurait été mieux placé pour parler de ça au niveau du titre mais finalement, il nous a dit qu’il aimerait bien appeler cette chanson « L’enfant Sauvage ». Et ce titre s’est appelé comme ça et ça a été naturel finalement d’appeler l’album comme ça. Ça explique un petit peu un retour sur soi-même à se dire qu’on vient d’une vie un peu sauvage à la base et tout a été civilisé autour. C’est essayer de faire un retour sur soi-même et se demander comment c’était avant et rechercher quelque chose dans nos esprits pour redevenir plus humains et plus en communication moins par du virtuel. C’est tout un ensemble de trucs, c’est des réflexions très personnelles et voilà, c’est venu très spontanément le titre en français.

CONFRONT: Même si les paroles sont en anglais.

JEAN-MICHEL: Exactement.

CONFRONT: Étant un groupe qui a commencé durant les années 90, vous avez vécu la transition du pouvoir de l’industrie de la musique avec l’internet. C’est quoi l’impact qu’il y eu?

JEAN-MICHEL : On se pose la question! On ne sait pas, on sait qu’il y a quelque chose qui est mort, ça c’est sûr. Je fais partie d’une génération qui achetait des CDs et j’en achète encore mais j’ai moins de temps parce qu’on est tout le temps en tournée alors j’achète sur iTunes. Mais je fais l’effort d’acheter parce que je sais que les artistes vivent aussi de ça. On sait pas trop où ça va aller. Je pense qu’en tant que musicien, on se concentre déjà sur notre musique, c’est déjà du travail. On essaye de se donner au maximum et de venir voir tout le monde pour jouer notre musique. On a de la chance parce que maintenant, les gens veulent nous voir un peu partout dans le monde, c’est énorme. C’est quelque chose que quand je rentre chez moi, j’ai de la misère à croire que je vis ça. Je pense que c’est un rêve parce que je vis mon rêve. Donc je ne sais pas du tout ce que peut devenir l’industrie mais je pense que tant qu’il y a du public et tant que les gens viennent aux concerts, il y aura toujours quelque chose. Sous quelle forme, je sais pas sur quoi ça va évoluer mais je pense que dans notre musique, le rock ou le métal, il y a une vraie base. Il y a des gens qui sont là et qui ne lâchent pas. Il y a eu des pics à la mode. En ce moment, il y a des groupes très tendance, il y a des groupes qui sont plus vrais. Il y a un peu de tout mais je pense qu’il n’y aura jamais un gros phénomène de mode comme il y a eu avec la musique techno, la musique dance. Ça ne passera jamais là-dedans.

CONFRONT: Mais notre génération, je trouve que les gens écoutent beaucoup plus de tout.

JEAN-MICHEL: Exactement. Ça c’est vrai. Il y a une ouverture et c’est génial de voir quand on rencontre des groupes du milieu et quand on se retrouve à faire des soirées et puis ils ont leurs iPods. Et tu tournes leurs trucs sur les iPods et il y a tout. Je suis étonné de voir que ça va jusqu’à l’électro, le rap, la musique classique; ils ont de tout! Et on a tous les mêmes trucs parce qu’on se nourri de ça et au bout d’un moment, on passe à autre chose. Quand on est adolescent, je pense qu’on aime le métal, on est réactionnaire et on veut réagir. Au bout d’un moment, on tend l’oreille et puis on s’ouvre petit à petit mais le métal reste quand même en nous. C’est quelque chose qui est fort, c’est une musique très forte.

CONFRONT: C’est vrai. Maintenant, je vais te poser ma dernière question qui est de dessiner quelque chose qui te représente.

JEAN-MICHEL: Ce qui me passe par la tête?

CONFRONT: Ouais!

JEAN-MICHEL: Je vais dessiner là où j’aimerais être. Pour maintenant, je suis bien ici, mais là où j’aimerais être dans l’idéal. Donc c’est très personnel à Jean-Michel. J’adore la montagne. Tu aurais dû demander ça à Mario ou à Joe qui dessinent très bien.

CONFRONT: Je trouve que c’est beau ce que tu as fait! Et c’est tout pour moi, merci beaucoup!

JEAN-MICHEL: Merci à toi!

N’oubliez pas d’aller voir les autres photos de l’entrevue ICI!

Et pour en savoir plus sur le groupe, allez voir ces sites:

Site officiel : http://www.gojira-music.com/

Facebook: https://www.facebook.com/GojiraMusic

Twitter
: https://twitter.com/GojiraMusic

YouTube: http://www.youtube.com/TheOfficialGojira


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[ENGLISH]

Gojira is a metal band that writes music in English but are originally from France. They were known under the name Godzilla until legal problems forced them to change to the romaji (the application of the Latin alphabet to write Japanese) writing of Godzilla. Since then, they have released 5 studio albums. Their most recent work “L’Enfant Sauvage” came out this year.

When the band was in Montreal for Heavy MTL, I had the chance to sit down with Jean-Michel to learn more about this band, their sound and their inspirations.

CONFRONT: You played in Toronto yesterday?

JEAN-MICHEL: Yeah, it was great. We love playing in Canada, whether it’s Anglophone or francophone! But yeah, Toronto yesterday, the people were crazy. It rained so there was a lot of mud. We played a song in the rain but the rain came onto the stage, it was the apocalypse but it was great! It was rock and roll.

CONFRONT: That’s good! Can i have a little history about what’s been happening with the band these past few years?

JEAN-MICHEL: I’m going to go back 4 years because we released « The Way of All Flesh ». We were invited to tour with In Flames in Europe and they invited us to a North American tour after that. For us, it was an album that changed from the other ones and brought us somewhere else. The fact that we were brought along by bands like In Flames who were already popular in North America and were very successful, it gave us the opportunity to meet new fans; people who stuck to our music. From then on, there was a whole evolution and there was of course, our tour of North America with Metallica in 2009. Playing with Metallica, automatically, we played in front of 25 000 people every night and even played to 80 000 when it was an outdoor stadium. People go see Metallica and we’re opening so they have to have us and we need to convince them and show them what Gojira is made of. And it worked! Since 4 years, there has been a pretty monstrous evolution around the band. We stay the same and we are connected to our music. That’s the most important: make good music, be honest and there you go, it works! It’s great.

CONFRONT: Actually, you have worked with many bands and important people in the industry throughout the years. Who influenced you the most in all those people?

JEAN-MICHEL: If i go back to the beginning, the people who really made me want to play metal music were Metallica, like a lot of people. I come from that generation so Metallica gave all 4 of us the desire to play that music, they made us passionate about their universe. Then, we had a lot of bands throughout our career who have influenced us. There was Metallica but there was also Sepultura, Pantera, all these bands who have left a mark in the 90s. Then, there was the evolution with Deftones andKorn. We liked the emotional side that was there. So our band kind of comes from all that. We also liked death metal; Morbid Angel who were very ambient and Cannibal Corpse who were a lot more about the riffs and were more brutal. So there, our music is a little mix of all of that.

CONFRONT: And with all those influences, where do you think you fit in today’s music scene?

JEAN-MICHEL: I don’t know where we’re headed because now, we listen to so many different styles of music that was feed off of. We only know how to play rock music but we try to get inspired by everything we listen to, be it electro, pop, rap and even classical music. We take all of that and then we let our ideas come in the jam room and we play. We can play the same idea for 20 minutes until something wonderful comes out of it. The pieces are born there so I don’t know where we’ll be headed in the future. We let ourselves drift along what we listen to and of course, our lives too. We talk about us and when I say “us”, I don’t mean only the 4 of us but rather all of us humans on earth.

CONFRONT: A recurrent theme in your lyrics is also nature and all that, is that still important for you to incorporate that?

JEAN-MICHEL: Yes. It’s true that at the beginning, we were really focused on nature and we keep that really close because it’s very important to us. We come from a region in the south west area of France. It’s not Paris, it’s not the big cities so since we were born, we’ve been used to being close to the ocean, the mountains and the forests.

CONFRONT: All that at once? Wow!

JEAN-MICHEL: All that at once! We are very lucky. We have a beautiful region in France and we are used to respect that and we always lived with that connection. I think we won’t change and little by little, we also learned to meet people. When you tour, you meet a lot of people so we respect them. We talk about ecology but also human ecology.

CONFRONT: It’s still a theme that is less present in your domain.

JEAN-MICHEL: In the metal music domain, it’s true. Often, we have been classified in France as being the hippies of metal. We’ve also been called “heavy mental” because we think. But why not? Why always talk about the end of the world, of blood, of “I hate you”. It’s good, it’s a part of metal. I’ve listened to bands that are all about hate but I think it’s a type of hate that we can’t express in society and that we need to release from ourselves. Metal bands, if they need to say all that, they’re allowed to but what’s good is that aside from that, we are relatively calm and reserved people. Of course, there are styles and all that and people are scared, there are clichés but actually, I think in the metal environmtn, people are kind of hippies. We are the modern hippies. We say things others don’t want to say.

CONFRONT: That’s true!

JEAN-MICHEL: At the beginning, we talked about things like that and little by little, we started asking ourselves why not talk about life and beautiful things?

CONFRONT: Yeah! I think metal qualifies a sound more than the lyrics but it seems as though people feel obligated to stay in those dark themese with that sound.

JEAN-MICHEL: Absolutely.

CONFRONT: And with your latest album, « L’enfant Sauvage », why the French title?

JEAN-MICHEL: It came spontaneously. It wasn’t a decision because we are French people in the metal scene. The title was created because it was one of the first songs to be written. Joe would’ve been the better person to talk about it but in the end, he told us he wanted to name the song « L’enfant Sauvage ». And the title stuck and it was natural in the end to name the album like that as well. It sort of explains a moment of introspection where we think about the fact that we came from a life that was a little wild at first and everything became more civilised around us. It’s trying to have that introspection and to ask ourselves how it was before and to look for something in our spirits to become more human again and be more in touch by non-virtual means. It’s a whole set of things, it’s our personal contemplations and there you have it, the French title came very spontaneously.

CONFRONT: Even though the lyrics are in English.

JEAN-MICHEL: Exatly.

CONFRONT: Being a band that started in the 90s, you have lived through the transition of the music industry’s power through the internet. What’s the impact it had?

JEAN-MICHEL: We ask ourselves the same question! We don’t know, we know something is gone though, that’s for sure. I was part of a generation that bought CDs and I still buy some but I have less time because we’re always on tour so I buy in iTunes. But I make the effort to buy them because I know artists live off of that. We don’t really know where it’s headed. I think as a musician, we already focus on our music, that’s our job. We try to give the maximum of ourselves and go out to see everyone to play our music. We’re lucky because now, there are people who want to see us a little bit everywhere in the world, it’s huge. It’s something that I still have trouble wrapping my mind around when I go home. I think it’s a dream because I’m living my dream. So I don’t know what the industry can become at all but I think as long as there is people interested and that people go to concerts, there will always be something. What form it will take though and how it will evolve, I don’t know but I think that in our genre, rock or metal, there’s a solid base. There are people there who won’t give up. There have been popular peaks. Right now, there are really popular bands and there are bands who are more real. There’s a little bit of everything but I don’t think there will be a big phenomenon like the ones that happened with techno music or dance music. It won’t happen here.

CONFRONT: But this generation, I feel like people listen to a bit of everything.

JEAN-MICHEL: Exactly. That’s true. People are more open-minded and it’s great to see that when we meet bands in our field and we end up doing parties and everyone has their iPods. You end up going through them and there is everything. I’m surprised to see that it goes from electro, to rap, to classical music: there really is everything! And we all have the same stuff because we feed off of it and at some point, we get onto other things. When we’re teens, I think we like metal because we’re reactionary et we want to react. After a while, we open our ears and we open ourselves up little by little but metal stays a part of us. It’s something that’s strong, it’s very strong music.

CONFRONT: That’s true. Now, I’m going to ask you my last question which is to draw something that represents you.

JEAN-MICHEL: Anything that goes through my mind?

CONFRONT: Yeah!

JEAN-MICHEL: I’m going to draw where I want to be. For now, I’m good here but where I want to be ideally. So it’s very personal to Jean-Michel. I love the mountains. You should’ve asked Mario or Joe who draw very well.

CONFRONT: I find what you drew very nice! And that’s it for me, thank you very much!

JEAN-MICHEL: Thank you!

Don’t forget to check out more shots from the interview HERE!

And to learn more about the band, check out these site:

Site officiel : http://www.gojira-music.com/

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